J’ai passé le week-end dernier en Champagne. Jusque là, je l’avoue, je ne
savais pas qu’il s’agissait d’une région française ayant donné son prestigieux
non à cette boisson non moins prestigieuse. Quoiqu’il en soit, le but était de
se nettoyer l’esprit (et les bronches), loin de la pollution parisienne, des
embouteillages et des rames de métro bondées.
Donc, direction Epernay, via Reims. Justement,
ce weekend dernier, la ville d’Epernay, capitale de la Champagne (je le précise
pour ceux qui, comme moi, ne le savais pas… il en existe peut être…), se paraît
de ses “Habits de lumières”, festival annuel d’art, de sons et de…
lumières qui donnait à l’avenue de Champagne une sorte d’extravagance
courtoise, aguichant les spectateurs des dizaines d’hôtels particuliers, style
8eme arrondissement, qui abritent les plus célèbres maisons de champagnes
françaises. Un vrai plaisir, pour la vue… et le palais.
Le lendemain matin nous étions de retour sur
l’Avenue de Champagne pour l’expo-défilé automobile. Elle n’avait plus
grand-chose à voir avec ce qu’elle était la veille. Toujours charmante et
somptueuse, mais sans les milles feux qui l’habillait quelques heures
auparavant. Quel spectacle intéressant pour moi !! Entres les Ferrari et
Porsche modèles années 60 et autres « dodoches » model début des
années 80, entre deux (ex) bolides dont le nom m’échappe, la voiture de Rabbi
Jacob !!! La Citroën surmontée d’un bateau blanc dans laquelle Monsieur
Pivert avait été pris en otage par un leader tiers-mondiste. Même la fameuse
403 de Columbo était la!!! Pour agrémenter le tout, une musique d’ambiance
style judéo-russe entonnait « hava naguila ».
Notre visite se poursuivie par la visite de
l’ancienne synagogue d’Epernay, située juste en face du presbytère, rue de la
Motte, souvenir de l’importante communauté juive d’Epernay, presque inexistante
depuis la seconde guerre mondiale. Sur l’imposant bâtiment, une rosace à
l’intérieur de laquelle une étoile de David, et une façade portant
l’inscription : "Qu'elles sont belles tes tentes, ô Jacob, tes
demeures, ô Israël!"
Quittant Epernay, nous nous rendîmes à Reims.
Apres une longue promenade sur le marche de Noël, direction la cathédrale de
Reims. Là, évidement… une formidable sensation de « déjà vu »
face à la réplique, quasiment à l’identique, de la cathédrale Notre Dame de
Paris. Quelle majesté ! Pourtant, ce qui m’a le plus impressionné fut de
loin la cathédrale Saint Remi et son musée adjacent.
Nous avons séjourné dans l’une des maisons
d’hôtes de Verzy, à une dizaine de kms de Reims. Quel accueil ! Les
parisiens pourraient beaucoup apprendre de l’hospitalité provinciale… si
toutefois ils commençaient par cesser de qualifier les parisiens « d’adoption »
de « provinciaux »…
Quoi qu’il en soit, affalé dans un fauteuil
confortable du salon, entre livres sur la région et ouvrages sur le champagne,
un petit livret orange d’une trentaine de page, écrit par la propriétaire des
lieux elle même attirait mon attention: « comment vivre et prospérer à
l’étranger ».
Un guide de l’expatrié en somme, du même style que celui que
les diplomates sortant reçoivent avant leur départ pour l’étranger. En
conclusion, l’auteur y donnait un conseil, qualifié d’essentiel, de sine qua
non, un conseil que je m’engage à suivre… « Soyez touriste!»






