Wednesday, March 21, 2012

Indignons-nous !


Jusqu’à quand allons-nous continuer à nous leurrer ? Cette hypermédiatisation de ce que l’on a nommé le « conflit israélo palestinien » et dont, au bout du compte, les palestiniens se trouvent eux même être les victimes, a propagé et entretenu la haine anti israélienne, et donc antisémite. C’est précisément là que l’un des plus honteusement grossier tour de passe-passe de l’histoire s’est formé, car qu’est-ce que l’antisionisme, sinon une forme moderne et « légitimable » aux yeux de certains, du bon vieil antisémitisme primaire, traditionnel et hélas toujours bien vivant.

Ce que les événements terrifiants de ces derniers jour nous montrent, je dirais nous démontrent, c’est que le fanatisme et l’extrémisme, dans ce cas l’islamisme fondamentaliste,  prennent pour cible tous ceux qui luttent contre lui, tous ceux qui ‘ont identifié comme ennemi et comme danger pour la pérennité de tout ce qui n’est pas lui, aux rangs desquels la France, les Etats Unis et de très nombreux autres nations parmi lesquelles Israël.

 

Israël ne se bat pas contre les palestiniens, Israël se bat contre le terrorisme, et c’est en cela qu’aux yeux des fondamentalistes il est coupable. C’est en cela que les Etats unis et la France sont coupables aux yeux de ces mêmes fanatiques. C’est pour cette même raison  que ces soldats de Toulouse et de Montauban ont été assassinés. Qu’importe leur religion, leur nationalité ou leur origine, tous, ces militaires comme ces enfants que l’ont a poursuivi dans la cour d’une école pour les achever à bout portant, tous avaient un point commun, eux, ou ce qu’ils représentaient, ou ce que certains dont l’opinion altérée pourraient  penser qu’ils représentaient, tous avait l’eut l’audace extrême et la témérité de s’insurger contre le fanatisme et le terrorisme.

Je pense qu’aujourd’hui le temps est venu de s’interroger sur tout cela, sur ces trompes l’œil et ces tergiversations, et sur cette sacro-sainte bien-pensance qui s’est trop souvent trouvée  à l’origine d’amalgames regrettables et affligeants au mieux, et au pire, de l’assassinat d’enfants dans des cours d’école.

Thursday, February 16, 2012

Quasi cristaux et confiance en soi


La semaine dernière il m’a été donné l'occasion de demander tout ce que je n’avais jamais osé demander (évidement… n’en ayant jamais entendu parler ça aurait été difficile…) sur les quasi cristaux. Comme pour la plupart d'entre vous, ce terme quelque peu barbare ne signifiait pas grand-chose pour moi, même après en avoir consulté la définition Wikipédia en trois langues. Ce, jusqu'à ce vendredi 10 janvier.

Profeseur Dan Shechtman
Maison de la Chimie

Ce jour-là, à la Maison de la Chimie, j’assistais à la conférence de celui même qui a découvert les fameux quasi-cristaux, le Professeur Dan Shechtman,  enseignant au Technion de Haïfa. Il a fallu au professeur Shechtman près de 10 ans pour convaincre la communauté universitaire de l’aspect novateur de sa découverte, et 20 ans de plus pour obtenir le prix Nobel de chimie en Novembre 2011 !


Ce qu'il a découvert en 1982 est que tous les tous les cristaux ne sont pas périodiques, ce qui signifie que leurs atomes ne sont pas classés dans une structure périodique connue jusqu'à la par la science. La communauté des cristallographes fut longtemps hésitante quant à l’acceptation de ses conclusions, remettant en question certaines « vérités » scientifiques datant de plus de 70 ans.  

Les conclusions du Prof. Shechtman étaient limpides, même si ses explications pour un ignorant de la chose scientifique comme je le suis étaient… quasi pas claires.

Professeur Shechtman avec l'ambassadeur Yossi Gal
et Muriel Touaty d'Association Technion France
Cette reconnaissance a été permise par la mise au point d’un nouvel outil: le microscope électromagnétique.

A la fin de sa conférence à la Maison de la Chimie, il a partagé sa propre conclusion sur les cinq choses les plus importantes qui ont rendu possible sa découverte: le microscope électromagnétique (donc), le professionnalisme, la ténacité, le courage, et...la confiance en soi. En cet instant je me suis dit qu’hormis le microscope électromagnétique les quatre autres facteurs étaient effectivement essentiels à toute réussite.

Un dernier petit mot, à propos du Technion, qui fête ses 100 ans en 2012 - Shechtman est le troisième prix Nobel sorti du Technion ces 7 dernières années. Il semblerait qu’hormis l’éducation scientifique cet établissement enseigne également l’excellence en matière de ténacité, de professionnalisme et de confiance en soi!

Tuesday, February 14, 2012

Diplomatie numérique à Paris - atelier et panel


Ambassadeur Yossi Gal

La semaine dernière, l'ambassade d'Israël à Paris organisait un atelier-débat sur la diplomatie numérique. Cet atelier est le premier d'une série qui, nous l’espérons sera instructive et productive.  Ce sujet important fait l’objet d’un intérêt grandissant dans le cadre des politiques de communication des ambassades, et il s’agissait pour nous de créer une plateforme de discussion et d’échange entre diplomates, web-spécialistes, journalistes et blogueurs.

Porte-parole de MAEE
Bernard Valero

Depuis mon arrivée en France (déjà un an et demi…), et suite à des discussions avec de nombreux portes paroles d’ambassades étrangères à Paris sur la façon dont les différents réseaux sociaux sont  mis à profit dans le cadre du travail des ambassades, j’en suis arrive a certaines conclusions intéressantes.


Richard Volodarski
de l'agence-web Linkeo
Ma première découverte fut que de très nombreuses ambassades en étaient encore a un state très peu avancé en matière d’utilisation des réseaux sociaux à des fins professionnelles, hésitations due à des considérations personnelles ou parfois en raison de l'absence d'encouragements de la part de leur siège. D’autres, comme par exemple les ambassades des Etats Unis ou d’Estonie (et d’Israel!), sont très actives quant à l’exploitation de cet « or digital ». D’où un intérêt certain à comparer les expériences et à apprendre de l’expérience de l’autre.C’est ainsi qu’est née l’idée de cet atelier.


Paul Patin, porte-parole de l'ambassade des EU
Notre premier interlocuteur, Bernard Valero, directeur de la Communications et porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et européennes nous a présenté les réalisations de son ministère dans ce domaine. Le Quai d'Orsay est l'un des ministères les plus avancés au monde en matière de diplomatie numérique : plus de 100.000 followers sur Twitter, l’organisation d’internautes-conférences pour les journalistes plusieurs fois par semaine, etc.
Sigrid Kristenprun, porte-parole
 de l'ambassade d'Estonie




Notre second conférencier, Richard Volodarski (web-agency Linkeo) a donné un (brillant !!) aperçu de ce qu’étaient les médias sociaux.
Ca, c'est moi
Il a introduit dans la discussion de nombreux dilemmes quant à l’utilisation de ces réseaux, à leurs publics, à leur utilité en matière de diplomatie et de communication. Puis vinrent les présentations des ambassades d’Estonie, des Etats Unis et d’Israel (présentation ci-après).




En conclusion, comme l’a dit un de nos intervenants, la question n’est plus de savoir si oui ou non il faut, en tant qu’ambassade, être présent sur les réseaux sociaux, car la réponse est évidemment oui. La question est plutôt de savoir comment et dans quelle mesure.




Tuesday, December 20, 2011

L'expérience grisante de la Champagne


J’ai passé le week-end dernier en Champagne. Jusque là, je l’avoue, je ne savais pas qu’il s’agissait d’une région française ayant donné son prestigieux non à cette boisson non moins prestigieuse. Quoiqu’il en soit, le but était de se nettoyer l’esprit (et les bronches), loin de la pollution parisienne, des embouteillages et des rames de métro bondées.

Donc, direction Epernay, via Reims. Justement, ce weekend dernier, la ville d’Epernay, capitale de la Champagne (je le précise pour ceux qui, comme moi, ne le savais pas… il en existe peut être…), se paraît de ses “Habits de lumières”, festival annuel d’art, de sons  et de… lumières qui donnait à l’avenue de Champagne une sorte d’extravagance courtoise, aguichant les spectateurs des dizaines d’hôtels particuliers, style 8eme arrondissement, qui abritent les plus célèbres maisons de champagnes françaises. Un vrai plaisir, pour la vue… et le palais.



Le lendemain matin nous étions de retour sur l’Avenue de Champagne pour l’expo-défilé automobile. Elle n’avait plus grand-chose à voir avec ce qu’elle était la veille. Toujours charmante et somptueuse, mais sans les milles feux qui l’habillait quelques heures auparavant. Quel spectacle intéressant pour moi !! Entres les Ferrari et Porsche modèles années 60 et autres « dodoches » model début des années 80, entre deux (ex) bolides dont le nom m’échappe, la voiture de Rabbi Jacob !!! La Citroën surmontée d’un bateau blanc dans laquelle Monsieur Pivert avait été pris en otage par un leader tiers-mondiste. Même la fameuse 403 de Columbo était la!!! Pour agrémenter le tout, une musique d’ambiance style judéo-russe entonnait « hava naguila ».

Notre visite se poursuivie par la visite de l’ancienne synagogue d’Epernay, située juste en face du presbytère, rue de la Motte, souvenir de l’importante communauté juive d’Epernay, presque inexistante depuis la seconde guerre mondiale. Sur l’imposant bâtiment, une rosace à l’intérieur de laquelle une étoile de David, et une façade portant l’inscription : "Qu'elles sont belles tes tentes, ô Jacob, tes demeures, ô Israël!"
 
Quittant Epernay, nous nous rendîmes à Reims. Apres une longue promenade sur le marche de Noël, direction la cathédrale de Reims.  Là, évidement… une formidable sensation de « déjà vu » face à la réplique, quasiment à l’identique, de la cathédrale Notre Dame de Paris. Quelle majesté ! Pourtant, ce qui m’a le plus impressionné fut de loin la cathédrale Saint Remi et son musée adjacent.

Nous avons séjourné dans l’une des maisons d’hôtes de Verzy, à une dizaine de kms de Reims. Quel accueil ! Les parisiens pourraient beaucoup apprendre de l’hospitalité provinciale… si toutefois ils commençaient par cesser de qualifier les parisiens « d’adoption » de « provinciaux »…



Quoi qu’il en soit, affalé dans un fauteuil confortable du salon, entre livres sur la région et ouvrages sur le champagne, un petit livret orange d’une trentaine de page, écrit par la propriétaire des lieux elle même attirait mon attention: « comment vivre et prospérer à l’étranger ». 

Un guide de l’expatrié en somme, du même style que celui que les diplomates sortant reçoivent avant leur départ pour l’étranger. En conclusion, l’auteur y donnait un conseil, qualifié d’essentiel, de sine qua non, un conseil que je m’engage à suivre… « Soyez touriste!»

Thursday, December 8, 2011

Le secret de l’innovation : « D’abord on fait et après on comprend », ou vice-versa ? Un exemple de collaboration franco-israélienne face à l’innovation.


Lundi dernier, j’ai assisté à la journée dédiée à l’innovation franco-israélienne organisée par nos deux gouvernements. L’un des objectifs de cette conférence inédite était de permettre la rencontre, au plus haut niveau,  entre des sociétés françaises et israéliennes, spécialisées dans la high-tech, les nanotechnologies, l’énergie solaire ; trois domaines où l’innovation est incontournable.
Bercy, Paris, 5 decembre 2011
Avec plus des 500 participants,  la présence de ministres français et israélien,  de hauts responsables de la fonction publique, de nombreux dirigeants de grandes entreprises, cet événement a connu une mobilisation impressionnante des acteurs économiques israéliens et français.


Parmi les intervenants, c’est la  présentation du directeur de la jeune entreprise israélienne, « Orca Interactive », Ofer Weintraub,  que j’ai trouvé particulièrement intéressante. « Orca Interactive » travaille avec France Telecom depuis quelques années. Un partenariat dont M. Weintraub à souhaiter partager avec nous,  avec beaucoup humour, les difficultés qui ont accompagnées les premières étapes de leurs projets communs. Des difficultés dues selon lui, aux différences culturelles entre nos deux pays.

Pour présenter les différences d’approche face à l’innovation entre Israel et la France, M.Weintraub a utilisé l’expression en hébreu "נעשה ונשמע" –  Naase ve Nichma - « D’abord on fait et après on comprend ”. Cette expression tirée de l’ancien Testament apparaît dans le passage sur la réception des Dix commandements par le peuple Juif. Quand Moise descend du Mont Sinaï, il présente en effet les tables de la loi au peuple juif, en leur disant  « Naase ve Nichma » : D’abord on accepte la loi divine et ensuite seulement on la comprendra.   

 Cette réponse est encore d’actualité selon M. Weintraub. Elle reflète fidèlement l’approche israélienne devant l’innovation. La méthode israélienne est d’abord de s’engager à accomplir un projet, pour ensuite seulement en analyser tous les aspects. En revanche, l’approche française face à l’innovation est d’analyser d’abord, et même scrupuleusement tous les aspects d’une idée pour ensuite seulement commencer à la réaliser.

Selon M. Weintraub, les israéliens préfèrent réagir et agir rapidement, de manière à s’adapter le plus vite possible aux nouveaux défis, qu’ils abordent avec confiance et pragmatisme. Mais parfois cette approche aboutit à des échecs,  dus à une mauvaise planification des taches ou d’identification des objectifs. Parfois aussi, la rencontre entre les deux approches créée des attentes différentes et même un manque de compréhension.

L’exemple de réussite aujourd’hui de la collaboration entre France Telecom et Orca Interactive montre qu’il est possible de surmonter ces différences, de méthodes, de mentalités,  pour travailler  mieux et ensemble. Il n’y a pas de d’approche à l’innovation qui soit meilleure qu’une autre.  C’est plutôt le mélange de différentes idées, qui semble une clé du succès… Car même si le peuple d’Israel a accepté la Tora sans réfléchir, c’est quand même Moise, leur chef, qui a fait le travail de réflexion pour eux, non ?


Tuesday, November 29, 2011

Quatre roquettes de type Katioucha ont été tirées depuis le Liban, frappant le nord d'Israël


Quatre roquettes katioucha ont été tirées depuis le Liban sur le nord d'Israël, lundi soir, provoquant des dommages aux bâtiments et causant un incendie qui n’a pu être maitrisé qu’après plusieurs heures. Un des missiles a frappé un réservoir de gaz. Aucune victime n'a été signalée.

Le district Nord de la police a relevé son niveau d'alerte, sans qu’il y ait pour l’heure d'instructions pour les résidents du nord d'Israël quant à un replis dans les abris.

L'armée israélienne a qualifié l'incident de sérieux et précisé qu'il en tenait le gouvernement libanais pour responsable.

Les services de sécurité israéliens ne croient pas le Hezbollah responsable de l'attaque, mais pencheraient plutôt pour la piste d’une faction palestinien susceptible d'être liée au mouvement du jihad islamique international

Il s'agit
du premier incident de cette gravité en près de deux ans et le huitième depuis le cessez de feu ayant fait suite à la seconde guerre du Liban en 2006. 

Tsahal a répondu aux tirs des missiles
, ciblant la source de l'attaque, sans qu’aucune perte n’ai été à déplorer.

Il s’agit là d’un incident sérieux et qui n’a quasiment pas été repris par les media nationaux français.

Friday, November 25, 2011

L’Arche est de retour!

L’Arche est de retour!

Quelle bonne surprise fut de recevoir mardi dernier la toute nouvelle édition du magazine du judaïsme français, l’Arche. Quel plaisir, au fil des pages, de découvrir ces sujets aussi nombreux que variés, analysant le monde juif, Israël, la France et sa politique étrangère, les événements culturels, ou encore l’actualité du Moyen Orient, pour ne citer que ceux-ci.

En tant que porte parole, j’ai lu avec une attention particulière l’article de Daniel Shek, ancien ambassadeur d’Israël à Paris, qui lui-même a été, il y 20 ans, porte parole de l’ambassade. Dans son interview pour l’Arche, Dany s’exprime sur la couverture médiatique d’Israël en France: « l’ennemi numéro un, c’est l’ignorance. Et le numéro deux c’est le manque de complexité de l’image d’ Israël. Elle est trop monolithique. Il y a, bien sur, des journalistes mal intentionnés. Il y a aussi des medias qui cherchent à nuire à Israël. Ils ne sont qu’une minorité. Ne versons pas dans la paranoïa…En poste à Paris je disais toujours à mes interlocuteurs journalistes qu’ils ne connaissent rien à ce pays et à ce conflit auquel ils consacraient des kilomètres des papier…je leur demandais: que savez vous de la société israélienne, de la culture, de la science en Israel, du tourisme, de l’art de vivre…C’et une injustice par rapport a Israel et c’est aussi injuste pour vos lecteurs.» Je ne pense pas qu’on puisse dire les choses d’une façon plus claire.

Merci à L’arche pour ce nouveau souffle, et bonne chance !