Saturday, September 25, 2010

L'ONU condamne, le Hamas débouche le champagne

Je ne fais que reprendre les titres de nombreux journaux, avec une petite touche "cosmétique".

Le 31 mai dernier, une douzaine de soldats israéliens, équipés de fusils à peinture, tentent d'embarquer à bord du fameux "Mavi Marmara"- embarcation à but humanitaire sous l'égide du groupe sympathisant terroriste IHH- de quelques centaines d' hommes et femmes de bonnes intentions, pris en otage par un petit groupe, quelques dizaines, de sympathisants islamistes fanatiques (je n'inventent rien, ils s'en sont suffisamment ventés eux même devant les caméras), bien décidés à en découdre avec l'armée israélienne, et si possible, ca aurait été un must, mourir en martyrs.

L'idée était simple: forcer le blocus sur les armes et les matériaux permettant d'en fabriquer, mis en place, je le rappelle, de façon conjointe par Israël et par l'Egypte. Ce blocus a été installé d'un commun accord pour faire cesser le trafic incessant d'armes ayant pour destination le gouvernement Hamas a Gaza.

Même si ces même hommes et femmes de bonnes intentions préfèrent continuer a penser ainsi, il n'y a pas et n' a jamais eut de crise humanitaire a Gaza. Le Marmara lui-même a été à plusieurs reprises prié de débarquer sa cargaison au port d'Ashdod afin que celle-ci puisse être vérifiée et transférée à la population de Gaza, comme c'est le cas de dizaines de tonnes de vivres chaque semaine.

Alors, n'y a-t-il pas un truc qui cloche? Si les destinataires de cette cargaison "humanitaire" étaient le peuple palestinien, pourquoi avoir refusé de débarquer à Ashdod? Pourquoi défier un blocus israélo- égyptien légal et légitime, dont le seul but est de faire cesser la cause même de la précarité dans laquelle les palestiniens de Gaza se trouvent, et conserver une petite chance de créer un jour un climat propice à la paix? Qui avaient en tête le malheureux peuple palestinien à l'heure où la barbarie se déchainait sur les soldats de Tsahal, aucunement préparés à ce scenario auquel pourtant il aurait fallu s'attendre?

Qui a encore la naïveté de croire que si la situation avait été inverse, si les quelques barbares embarqués dans le ventre du Marmara avaient assassiné neuf de nos soldats, il y aurait eut, comme il y a eut à la suite de cet épisode malheureux, ce formidable élan de protestation indignée, cette haine passionnée qui n'attendait qu'un "bon prétexte" pour déferler?
Je voudrais bien y croire…

Que vaut donc dire ce nouveau rapport de la Conseil des droits de l'homme de l'ONU présidé par un juge dont on connaît les prises de positions, ou plutôt ses non prises de position… et que vaut donc cet organisme, animé par ces grands amis de la démocratie que sont l'Iran, la Syrie, la Libye… pour ne citer que les plus notables.

Pas grand-chose, je vous le concède. Je n'ai d'ailleurs jamais très bien compris l'intitulé de cet organe respectable, "Conseil des droits de l'Hommes". J'aurais plutôt vu "Comité d'Acharnement contre Israël" ou quelque chose de ce genre. "Conseil des Droits de l'Homme"… quel intitulé incongru et insensé pour un organe qui depuis sa création a eut, sous l'égide de l'ONU, pour agenda principal la délégitimation de l'Etat d'Israël?

Friday, September 24, 2010

Trop de nouvelles, pas de nouvelles

Depuis bien longtemps Israël ne s'attend plus de la part des medias à des encouragements, encore moins à des félicitations. Ne rêvons pas.

Ces derniers jours, une initiative remarquable mise en œuvre par un groupe de jeunes israéliens et palestiniens désirant réellement donner une impulsion au processus de paix entre les peuples, aurait pourtant méritée d'être remarquée, encouragée, félicitée. Sauf qu'elle n'a été mentionnée de personne.

Vingt-deux adolescents, palestiniens et israéliens, sont arrivés en France dimanche dernier pour présenter devant l'Assemblée Nationale une "Proposition pour la Paix" sur laquelle ils ont travaillé ces six derniers mois. Un effort remarquable.

France Soir sur son site, ainsi qu'LCP dans une brève brève, ont mentionné cet événement en marge de l'Evénement.France Soir: http://www.francesoir.fr/etranger-politique/des-ados-palestiniens-et-israeliens-reunis-paris-pour-la-paix.26390LCP: http://www.lcpan.fr/Proche-Orient-les-jeunes-veulent-07287.html

Certes, ca n'est sans doute pas une info très "sexy" pour la presse, mais le fait que ca n'intéresse pas les media ne veut pas forcement dire que ca n'intéresse personne. A bon entendeur…

Thursday, September 23, 2010

Les deux mots de trop qui ont provoqué la colère du Premier Ministre Palestinien

Les journaux israéliens ont mentionné un fait qui pourrait paraitre "divers" mais qui revêt toute son importance quant à la compréhension des réalités proche-orientales, notamment en cette période de pourparlers de paix entre israéliens et palestiniens.
Un événement crée l'événement, ce 21 septembre, lors de la clôture de la Conférence de l'AHLC, le Comite des Bailleurs de Fonds impliqué dans la coordination de l'aide humanitaire à l'Autorité Palestinienne.

Lors de la rédaction de la déclaration finale, le Ministre adjoint des Affaires Etrangères israélien, M. Danny Ayalon, demande à ce que la mention "deux Etats pour deux Peuples", à la place de la mention existante "deux Etats" (pour qui??), soit insérée.
Comble de l'audace aux yeux du représentant palestinien, M. Fayyad, portant considéré comme modéré, qui décide, indigné, de quitter la séance, engendrant l'annulation de la conférence de presse qui devait suivre.

Les dirigeants palestiniens en sont t-ils restés au point ou ils étaient en 1947 lors du vote du plan de partage de la Palestine britannique en deux états, l'un juif l'autre arabe: ne rien céder, ne rien accepter, surtout pas la présence d'un état juif sur l'ancien mandat de la couronne? J'ose souhaiter qu'on n'en soit pas à ce point. Je croyais pourtant que la notion de "deux pays pour deux peuples" avait été internationalement reconnue, légitimée et encouragée. Ca donne a réfléchir…

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3958403,00.html

Sunday, September 19, 2010

Dictionnaire français-français du moyen orient

J'avais promis de revenir sur la question de la terminologie utilisée par les medias pour qualifier la situation proche-orientale.

Je dois dire que je suis un peu confus. Plus je parcours les journaux, plus je me dis que, de deux choses l'une: ou je ne comprends pas ce qui s'y dis, ou ils ne comprennent manifestement pas ce qui se passe chez nous. Apres réflexion, je reste tout de même interpelle. Je me permets de mettre de cote (momentanément), l'hypothèse suivant laquelle je serais totalement stupide, a un point tel que la finesse du commentaire et de l'analyse médiatique m'échapperait.

J'aurais évidement préfère que ce manque de précision flagrant, cette interprétation erronée, cette prise de position systématique, a grand renforts de terminologie sympathisante, en faveur d'une partie (toujours la même) et cet entêtement incompréhensible a ne vouloir retransmettre qu'une partie des faits, ceux qui vont dans le sens du poil… soit le pur résultat d'une réelle incompréhension de l'imbroglio israélo-palestinien. Certes la situation n'est pas des plus simples, je le conçois. Mais tout de même. Les carrures médiatiques dont je connais le sens du raisonnement, même si elles sont passées maitres dans l'art verbal d'entretenir l'amalgame, ne peuvent pas être taxées de manque de compréhension. Alors?


Quelques exemples. De façon systématique, pour décrire les réalités en Judée et Samarie (Cisjordanie), les médias utilisent les termes «colonies» et «colons». Curieusement, du moins dans les langues que je connais, ces "colonies" israéliennes sont appelées en anglais « settlements » (implantations), en russe « поселения » (implantations), התישבות en hébreu (implantations). Comment ce terme "implantation", certes pas des plus heureux, est-il traduit par "colonies" en français? Est-ce le fruit d'une simple "erreur" de traduction? Peut être… ou plutôt une terminologie soigneusement choisie pour augmenter encore d'avantage l'impact sur le lecteur et prendre "en otage" son droit légitime à se faire sa propre opinion du fait retranscrit sans que son bon sens ne soit entravé par aucune manipulation quelle qu'elle soit?

Israël n'a jamais été un empire colonial, au sens ou l'a été la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne ou l'Empire Ottoman. Il n'a jamais eu de colonies d'outre-mer. Israël a été créé dans la foulée du mouvement anticolonialiste dirigé contre l'Empire britannique. Comme je l'ai dit dans un précédant post, il ne s'agit pas de "colonies" mais d"'implantations en territoires disputés", territoires qui n'ont jamais appartenus, au cours de l'histoire, aux palestiniens, et qui ont été refuses par eux lors du plan de partage de la Palestine britannique en 1947. Jusqu'alors, la bande de Gaza appartenant a l'Egypte, et la Cisjordanie a la Jordanie. La résolution de l'ONU votée en 1947 pour le partage de la Palestine britannique attribuait ces terres aux palestiniens. Alors que les juifs accueillaient avec ferveur la naissance de leur nouvel état, les arabes ont immédiatement refusé le leur (et le notre). Pourquoi? Ils ont également refusés le plan de restitution de plus de 95% des terres de Cisjordanie présenté par Ehud Barak en 2000. Pourquoi?

La volonté israélienne d'échanger "la terre pour la paix" a toujours étée, et reste, sincère. A vrai dire, nous nous sommes à plusieurs reprises contentés, faute de véritables cautions, d'un "espoir de la paix". Nous nous sommes retirés du Sud Liban en 2000 contre une promesse de paix et de sécurité, de la bande de Gaza en 2005 en preuve de "bonne volonté de paix", démantelant l'ensemble de nos implantations. Qu'est-il advenu de ces promesses? Que reste t-il de cet espoir? La présence du Hezbollah au sud Liban, celle du Hamas a Gaza. Ca donne a réfléchir non?

Nommer "colons" les citoyens israéliens vivant en Cisjordanie c'est mépriser la réalité. Je ne peux m'empêcher de me souvenir de l'indignation qui m'a subjugué à la vue des titres retranscrivant une dépêche de l'AFP il y a de cela quelques années, sur l'attaque de terroristes palestiniens contre une maison de "colons" dans laquelle un bébé avait été brutalement assassiné. Le terme de "bébé colon" avait été choisi.

Je n'ai pas l'audace, hélas, de prétendre pouvoir changer la donne. Cependant, j'aimerai apporter ma modeste contribution à une lecture plus juste des faits proche-orientaux. Je me mets donc à la rédaction d'un petit dictionnaire français-français du Proche-Orient. Première définition (elle s'impose!):

"Colonies" – à replacer par: Implantations

"Colons" - citoyens israéliens vivant en Judée et en Samarie. Bien sûr, vous pouvez les appeler simplement "hommes et femmes".

Il y a beaucoup a faire. Je ne manquerai pas au fil de mes lectures de vous faire part des nouveautés de notre nouveau dictionnaire.

Friday, September 17, 2010

Pourparler de paix et couverture mediatique, une mise en scène connue?

La semaine passée nous a offert un exemple parfait des distorsions que les medias entretiennent sur l'image des pourparlers de paix israélo-palestiniens.

Rien de nouveau dans tout ca, c'est même chaque fois le même scenario: se concentrer sur les exigences d'une des parties (toujours la même…), totalement ignorer les développements sur le terrain, et enfin utiliser un vocabulaire erroné quant a la description des faits. Jugez par vous-même au vu des titres de cette dernière semaine, pour ne donner que quelques exemples:

"Les colonies au cœur de la paix" (Direct Matin, 14/9)
"La colonisation freine les négociations au Proche-Orient" (La Croix, 15/9)
"Les américaines butent a nouveau sur le gel de la colonisation" (Le Monde, 15/9)
"100 - c'est le nombre de colonies israéliennes en Cisjordanie. au cœur de discussions" (Le Figaro, 15/9).

Au passage, il ne s'agit pas de colonies mais d'"implantations en territoires disputés", comme cela est retranscrit en anglais et d'en beaucoup d'autres langues. Ces territoires n'ont d'ailleurs jamais appartenus, au cours de l'histoire, aux palestiniens, et ont été refuses par eux lors du plan de partage de la Palestine britannique en 1947. A croire que les faits historiques n'intéressent personnes. J'y reviendrai peut être a l'occasion dans un autre post.

Pourquoi cette version tronquée de la réalité? Qui a mentionne qu'au cours de cette même semaine, des villes israéliennes dans le sud du pays ont été sous le feu des roquettes et mortiers palestiniens, plus de 15 en provenance de la bande de Gaza depuis la veille du nouvel an juif, le 8 septembre, sans pour autant que les israéliens ne quittent la table des négociations?
Qui aurait eut le courage journalistique, le souci de restituer les faits, tous les faits, tels qu'ils sont- de rappeler qu'une semaine avant le lancement des pourparlers à Washington quatre Israéliens ont été assassines dans une embuscade terroriste près de la ville de Hébron par des terroristes palestiniens du Hamas? Ces même dirigeants du Hamas, qui contrôlent la bande Gaza depuis 2006 ont dénoncé les pourparlers de paix entre l'Autorité palestinienne et Israël. Ils tentent par tous les moyens- et ceux la sont nombreux, hélas- de faire capoter les pourparlers de paix. Ne serait-il pas raisonnable, légitime, de voir en cela, également, un "obstacle a la paix"?
Le fait que le Président Abbas ait "gâché" 10 mois de gel des constructions en Judée-Samarie, refusant d'entamer des négociations et tentant de fixer des conditions préalables aux pourparlers, cela n'est-il pas non plus une indication de l'intransigeance palestinienne? Les médias ont choisi d'adopter la position palestinienne, sans aucune réserve, de façon absolue, dans la complète négation des faits sur le terrain.

En tout état de cause, le terrain médiatique, quant a lui, est bel et bien prêt, au cas ou les négociations déraperaient, a faire porter a Israël la responsabilité de cet échec. Encore une fois, une mise en scène connue.

Tuesday, September 7, 2010

Gilad Shalit, Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier, 3 victimes du terrorisme islamiste

Gilad Shalit est otage du groupe terroriste du Hamas depuis plus de 4 ans. 4 années, 1460 jours, 1460 nuits. 4 ans, c’est toute une vie à son âge.

Les médias français viennent de marquer le passage du 250 ème jour de détention des journalistes français, otages des talibans en Afghanistan. D’autres anciens otages français sont venus témoigner de l’horreur de cette condition, eux, pour qui le calvaire avait pris fin bien avant 6 mois.
Cela ne fait pas 6 mois mais quatre ans, que le jeune soldat franco-israélien Gilad Shalit est l’otage du Hamas. Il n’y a pas de victime légitime ou illégitime du terrorisme. Un journaliste ne l’est pas plus qu’un humanitaire ou qu’un soldat capturé sur le sol de son pays. Il s’agit d’hommes et de femmes devenus les otages d’une cause qui utilisent des moyens insensés et inhumains pour atteindre les médias à des fins politiques : le terrorisme.

Comme tous les Israéliens, je pense à Gilad Shalit, à ses conditions de vie, de survie plutôt ; à ses nuits, sa solitude au cœur des ténèbres de Gaza ou d’ailleurs.

Comme tous les êtres humains, nous imaginons ses geôliers et leur probable brutalité. Pourquoi ai-je cette certitude ?
Que peut-on attendre en matière humanitaire d’une organisation islamiste reconnue terroriste par le monde entier, qui s’appuie sur une Charte antisémite, qui ne reconnait pas même l’existence d’un pays, membre de l’ONU… Une organisation palestinienne qui refuse d’appliquer les droits humains les plus élémentaires : pas de nouvelles de ses proches, pas de droits de visites de la Croix Rouge internationale ; ces droits humains les plus élémentaires sont donc totalement bafoués. Ce sont des prédateurs terroristes armés de tout, sauf de valeurs d’humanité et des droits de l’Homme qui nous sont si chers.

En Israël, nous sommes conscients de ce que nous devons à tous ceux qui nous protègent. C’est pourquoi la libération du jeune Gilad Shalit, kidnappé par le Hamas en territoire souverain israélien, est pour nous une priorité. Sa détention va à l’encontre de toutes les lois internationales. Israël exploite toutes les voies diplomatiques à sa disposition. La priorité est donnée aux efforts diplomatiques mais pour l’instant, sans aucun résultat.

Sans Gilad Shalit, revenu sain et sauf parmi le siens, c’est le peuple d’Israël qui souffre ; parce que ce n’est pas seulement Gilad Shalit mais tout Israël qui est retenu en otage.

Dans deux jours nous célébrons Rosh Hashana – la Nouvelle Année juive.
Que cette nouvelle année qui s’annonce soit celle de la libération des otages francais du terrorisme.