Monday, November 29, 2010

29 Novembre 1947: Assemblee General de l'ONU – vote pour la partition de la Palestine britannique




Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'un très grand jour pour l'histoire du Moyen-Orient. Il ya 63 ans de cela, les Nations Unies ont adopté le plan de partition de la Palestine du mandat britannique, la divisant en un etat juif et un etat arabe. Les juifs acclamerent cette decision historique, alors que les arabes rejetaient le plan.

Le lendemain, les arabes palestiniens recevant le soutien de l'armee de liberation arabe entrent en conflit arme avec les juifs. Au lendemain de la proclamation de l'Etat d'Israel, le 14 mai 1948, ce conflit devient une guerre. Une guerre menee contre Israel par les forces arabes de l'interieur ainsi que par les armees egyptiennes, libanaises, jordaniennes, syriennes et quelques 3000 soldats irakiens.

Je ne crois pas qu'il y ait grand chose a ajouter. Juste quelques elements qui vous permettrons je l'espere d'en arriver a quelques conclusions.

Il y a 63 ans de cela, dans l'enceinte de l'Assemblee Generale de l'ONU, les pays du monde ont vote. Pour, ou contre, le plan de partition de la Palestine britannique et la creation de deux Etats, juif et arabe, vivant cote a cote.

On voté, en faveur du plan de partage: Australie, Autriche, Belgique, Bolivie, Brésil, Biélorussie, Canada, Cista-Rica, Danemark, République dominicaine, Equateur, Etats-Unies, France, Guatemala, Haïti, Islande, Libéria, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège, Panama , Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Suède, RSS d'Ukraine, Union Sud-Africaine, URSS, Uruguay, Venezuela

On voté, contre le plan de partage: Afghanistan, Cuba, Egypte, Grèce, Inde, Iran, Irak, Liban, Pakistan, Arabie saoudite, Syrie, Turquie, Yémen

10 autres pays se sont abstenus.

Thursday, November 25, 2010

Le village de Ghajar, miroir de la réalité du Moyen-Orient

Avez-vous entendu parle de Ghajar? Petit village à la frontière israélo-libanaise qui a fait le gros titre la semaine dernière âpres que le gouvernement israélien ait décidé de se retirer de la partie nord du village. Pourquoi ces gros titres?

Les habitants du village, appartenant à la branche de l'Islam alaouite ont conteste, protesté contre cette décision. Ils ont également organisé une manifestation massive demandant a la FINUL, force internationale des nations Unies pour le Liban, de continuer à vivre sous souveraineté israélienne.Oui, vous avez bien entendu. Ca n'est pas une extrapolation de ma part ni une erreur de compréhension de la votre. Ca vous parait sans doute incongru, impensable, n'est-ce pas? Ou finalement, quelque part, tellement naturel, logique, prévisible.



Une brève introduction historique: après le retrait d'Israël du Liban en 2000, l'Organisation des Nations Unies a approuvé "la ligne bleue" - ligne frontière entre Israël et le Liban. Selon cette répartition, le village serait divisé en deux parties: la partie du Nord rattachée au Liban, et la partie sud a Israël. Après la guerre avec le Hezbollah en 2006, Israël s'est retiré de l'ensemble du territoire libanais, a l'exception de la partie nord de Ghajar, afin d'éviter que le Hezbollah s’y installe. Le 17 Novembre dernier, le gouvernement israélien, se conformant à la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l'ONU, a chargé le ministère des Affaires étrangères de compléter les détails quant a l'arrangement de retrait définitif, en coordination avec la FINUL.

La communauté internationale, tout comme évidemment le Hezbollah, semble se réjouir de cette décision, à en juger par les déclarations officielles. Pourtant les habitants de Ghajar ne partagent pas la même émotion. "Notre vie va devenir un enfer. Nous n'avons rien à faire avec le Liban", a déclaré Najib Khatib, porte-parole pour les résidents du village.

Encore une fois, il semblerait que la réalité du terrain soit quelque peu différente de celle crée par les designers onusiens de New York.

Gênant, non ?...


Monday, November 22, 2010

La lente disparition des chrétiens au Moyen-Orient – pas partout

On en parle depuis les attentats terroristes meurtriers perpétrés contre les églises à Bagdad. Les journaux enfin se penchent sur un phénomène douloureux, mais qui pourtant ne date pas d'hier.

C'est vrai, les chiffres le confirment, les populations chrétiennes au Moyen Orient ne cessent de diminuer partout. Partout, à l'exception d'Israel, où le nombre de chrétiens n'a cessé de croitre ces dernières décennies.

Il y avait un peu plus de 34000 chrétiens en Israël après la création de l'état en 1948. A l'époque, ces populations chrétiennes, en grande majorité arabes chrétiens avec une petite minorité de chrétiens d'origine arménienne, étaient concentrées à Jérusalem, Haïfa et dans la région de la Galilée, au nord du pays.

En 2010, la population chrétienne d'Israël atteint près de 200.000 personnes. Les chrétiens arabes restent majoritaires, auquel s'est associée, depuis le début des années 90, une population chrétienne russophone importante.

La liberté de culte, la liberté d'expression et de transmission n'existent pleinement au Moyen- Orient qu'en Israël. C'est hélas le seul pays de la région où les chrétiens ne sont pas menacés ou discriminées. Le seul pays de la region où la pratique de leur foi n'est pas entravée. Il en va de même pour d'autres minorités religieuses, à l'instar des Bahaï, chasés d'Iran et ayant trouvé refuge en Israël, où ils ont été non seulement accueillis, mais leur temple, construit sur les auteurs de la ville de Haïfa, est devenu l'un des emblèmes de la ville.

Alors plutôt que de designer de faux coupable et de se voiler la face par peur ou je ne sais quel autre sentiment vague de lâcheté ou de confusion, il serait temps de mettre le doigt sur le cœur du problème et d'en trouver rapidement une solution. Avant qu'il ne soit trop tard.

Wednesday, November 10, 2010

Itzhak Rabin et son héritage

J'ai participé hier soir à une soirée commémorative organisée par la Mairie du 20eme arrondissement de Paris en mémoire de l'ancien Premier ministre israélien Itzhak Rabin. L'événement a été organisé par l'organisation "Maison Itzhak Rabin" avec la participation de notre ambassade.

Parmi les orateurs, Monsieur Daniel Ben Simon, député travailliste à la Knesset: "Itzhak Rabin a été assassiné, mais son héritage politique est vivant aujourd'hui. Tous les principaux partis politiques en Israël ont accepté sa vision de deux Etats pour deux peuples ".

C'est vrai. Tous les principaux partis politiques en Israël, de la gauche à la droite, dans le cadre du gouvernement et dans l'opposition, ont accepté cette position. Les débats politiques actuels entre le Likoud, Avoda, Israël Beitenou et Kadima sont sur les modalités plutôt que sur le principe. Benyamin Netanyahou a lui-même déclaré lors de son célèbre discours à l'Université Bar-Ilan, il y a de cela un an et demi, qu'Israël soutiendra cette solution.

Ce consensus général, impensable il y a encore 10 ans et qui remporte aujourd'hui l'adhésion de la très grande majorité des israéliens est devenu l'objectif à atteindre.

Il ya quinze ans, un jour après son assassinat, une foule immense de gens venus des quatre coins du pays se sont rendu à Jérusalem pour pleurer la mort d'Itzhak Rabin, dont le cercueil reposait à la Knesset. A cette époque, je faisais mon service militaire. Avec un groupe de soldats qui n'étaient pas en service ce soir-là nous nous sommes rendus à la Knesset pour dire au revoir à Itzhak Rabin et lui rendre un dernier hommage. Au revoir, pas adieu.

Je n'oublierai jamais cette nuit. Il y avait près d'un million de personnes dans cette foule hétéroclite mais pleurant d'une seule voix, en silence. Le cinquième de la population israélienne de l'époque.

Ce fut une expérience traumatisante pour notre nation. Quinze ans après la mort d'Itzhak Rabin, malgré les vagues de terrorisme, malgré les campagnes de haine dirigées contre nous, inlassables, insatiables, malgré les désillusions et les faux espoirs, la grande majorité des Israéliens sont toujours prêts à tendre la main à la paix. C'est exactement en cela que l'on espérait un au revoir plutôt qu'un adieu. C'est exactement en cela que l'héritage de Rabin est toujours vivant.

Sunday, November 7, 2010

L'utilisation des médias sociaux dans le travail de l'ambassade

Au cours des trois derniers mois nous avons initié de nouveaux projets basés sur l'utilisation des médias sociaux dans les efforts de diplomatie publique de l'ambassade, sous l'intitulé "diplomatie 2.0". Voici certains d'entre eux. Vous êtes invités à les suivre, les commenter ou les recommander!

1. Nous avons ouvert un nouveau site Web de l'ambassade, basé sur la plateforme Wordpress, qui permet une plus grande interactivité avec notre public. L'adresse du site:
http://ambisrael.wordpress.com/

2. Nous avons ouvert un compte Twitter officiel du service de presse de l'ambassade: http://twitter.com/#/IsraelPresse

Vous pouvez également suivre ou adhérer à mon compte twitter personnel: http://twitter.com/#!/yarongamburg

3. Nous avons actuellement deux pages officielles sur Facebook. Celle du service de l'information de l'ambassade:

http://www.facebook.com/pages/Paris/Ambassade-dIsrael-en-France/135706818152?ref=ts

Une seconde consacrée aux activités culturelles de l'ambassade: http://www.facebook.com/pages/Paris-France/Departement-culturel-de-lambassade-dIsrael-en-France/359528440501

Nous prévoyons l'ouverture d'une page supplémentaire consacrée aux services consulaires.

4. Notre mission économique a récemment ouvert un blog qui mettra l'accent sur la coopération économique entre Israël et la France.

5. Nous sommes également présents sur You Tube ou nous y présentons la position israélienne: http://ambisrael.wordpress.com/2010/10/15/video-sammy-ravel-le-boycott-illegalimmoralcontreproductif/

Vous pouvez en savoir plus sur les médias sociaux et leur utilisation dans la diplomatie publique sur mon blog (en anglais) consacré au sujet:
http://diplomatstalk.blogspot.com/2010/11/diplomatic-blogging-in-paris-first.html

Friday, November 5, 2010

De qui se moque t-on? Réflexions sur les dernières initiatives de l'Autorité Palestinienne

Aby Mazen et Salam Fayad sont, parmi les dirigeants de l'Autorité Palestinienne, ceux qui sont considérés par l'Occident comme les plus modérés. Ils sont loués en ce sens pour leur désir réel et sincère de parvenir avec Israël à un accord de paix. Dans ce sens, aux yeux de l'Occident, Israël serait bien sotte de refuser cette sincère et honnête main tendue.

Certes, ces dirigeants sont effectivement plus modérés que ceux qui le sont moins, ils ont même dénoncé la violence comme n'étant pas une arme légitime pour atteindre leurs objectifs. Pourtant, qu'en est-il de la sincérité de leur discours quant aux concessions à faire en vu de parvenir à un accord de paix avec Israël?

Ces derniers mois, nous assistons à de trop nombreuses tentatives de la part de ces modères de délégitimer Israël, trop nombreuses pour que la foi en leur sincérité ne soit pas entachée.

L'extraordinaire énergie des représentants palestiniens pour promouvoir de nouvelles résolutions anti-israéliennes dans les divers forums internationaux, dernièrement à l'UNESCO ou au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, me laisse perplexe.

Concernant la France, les représentants officiels de l'Autorité palestinienne en France ne cachent même plus leur soutien au mouvement de propagande BDS- "boycotter, désinvestir et sanctionner Israël". Leur mission diplomatique à Paris s'en fait même le porte drapeau en publiant le logo du BDS sur son site officiel (http://www.palestine-diplo.com/spip.php?article371). Mon interrogation n'est-elle alors pas légitime? De qui se moque t-on?

La cause palestinienne est une cause légitime. Tout comme la cause israélienne. Il faudrait que ces modérés comprennent qu'assurer la légitimité de leur cause ne passe pas forcement, comme ils le croient, par la délégitimation de la notre. Ca serait un bon début.

Le président américain Reagan avait dit au sujet de l'URSS: "si les dirigeants soviétiques veulent la paix, il y aura la paix". Il en va de même pour nos voisins palestiniens. S'ils veulent la paix avec Israël, il y aura la paix. A méditer.