Monday, February 28, 2011

L’ancien « refuznik » Yuli Edelstein arrive à Paris cette semaine

À la fin de cette semaine l'ambassade se réjouit de la visite de Yuli Edelstein, ministre de la Diplomatie publique et des affaires de la diaspora, à Paris. Lors de sa visite, Edelstein rencontrera le ministre de la Justice Michel Mercier,  les chefs de la communauté juive de France et  les médias français.

L’Histoire personnelle de Yuli Edelstein est particulièrement intéressante . Yuli Edelstein n'est pas  en Israël, il a immigré en Israël en 1987, après avoir passé 3 ans dans un Goulag soviétique. Pourquoi ? Parce qu'il était un sioniste - une personne qui croit dans le droit du peuple juif à vivre dans son Etat.

En 1978,  étudiant de quatrième année de langues étrangères à Moscou, il demanda un visa de sortie. Sa demande fut refusée. M. Edelstein rejoignit le mouvement de « Refuzniks » et devint impliqué dans des « activités criminelles » : ces activités étaient d’enseigner l’hébreu, un crime sous l’ancien régime soviétique. Il a été arrêté par le KGB sous de fausses accusations de possession illégale de drogues. Après avoir passé trois ans dans le tristement célèbre Goulag soviétique, Yuli Edelstein a finalement été libéré et, de concert avec sa famille, a immigré en Israël. 

En 1995, en collaboration avec Nathan Sharansky, Yuli Edelstein a été l'un des fondateurs et des dirigeants d'Israël ba-Aliya, un nouveau parti politique qui a représenté les nouveaux immigrants. Dans les élections de 1996 Israel ba-Aliya a remporté un succès sans précédent, de faire et a fait partie de la coalition gouvernementale. Entre 1996 et 1999, M. Edelstein a servi comme ministre de l'Intégration des immigrants, et de 1999 à 2001, comme vice-président de la Knesset. Après les élections de 2008, Edelstein a été nommé à son poste actuel -Ministre de la Diplomatie publique.

Edelstein recnontrera les diplomates sur les projets de la diplomatie publique en faveur d'Israël. Bienvenue à Paris!


Tuesday, February 15, 2011

Non, Israël ne se tait pas parce qu'il n'a rien à dire!

Israël a peur, c'est vrai. Mais comment ne pas se méfier quand à ses portes les dirigeants iraniens saluent ce qu'ils appellent "le réveil islamique" en Egypte, ces mêmes dirigeants qui appellent chaque fois qu'ils en ont l'occasion, et chaque fois qu'ils ne l'ont pas mais malgré tout trouvent le moyen de la saisir, à la destruction d’Israël? Comment ne pas se méfier quand le grand voisin de l'ouest, qui, depuis 30 ans, avait préservé une paix sereine avec l'état juif,  soudainement est pris de sursauts, fussent ils démocratiques et que les rapaces fondamentalistes dans leur coin se frottent les mains en attendant que la bête meurt.

Certes, il y a beaucoup d'exagération dans tout cela, mais comment ne pas être effrayé par cette soudaine situation d'instabilité, après avoir été échaudé si souvent? Comment ne pas avoir développé, au cours des années et des guerres, le syndrome de "la femme lasse", qui préfère encore conserver à ses cotes un compagnon plus ou moins fidele, même bourré de défauts et pas toujours attentionné, plutôt que se laisser tenter par un inconnu dont elle ne sait pas, sous des airs de gentleman,  quel  Mr. Hyde il dissimule?

Qu'est-ce qu'Israël aurait du faire? Blâmer le pouvoir égyptien pour ne pas "dégager" quand on le lui demande? Encourager le dialogue avec les frères musulmans qui déjà ont indiqué que le traité de paix avec Israël était caduc, même si on ne comprend pas le rapport? Oui, Israël soutien les manifestants, évidemment qu'il les soutien!  Et comment ne le ferait il pas? Comment Israël ne soutiendrait-il pas ce qui constitue la meilleure garantie de sa sécurité et de son existence même: la démocratie. 

Pour l'instant, Israël préfère se taire, retenir son souffle  et croiser les doigts. Croiser les doigts pour que ce soulèvement du peuple vers la démocratie, ces soulèvements des peuples vers la démocratie,  apportent à la région et au monde la preuve que la "rue arabe" a su, et de façon magistrale, rompre avec un certain fatalisme qui la vouait à l'obscurantisme, à la soumission et à la négation de son droit fondamental à une vie meilleure.  

Friday, February 11, 2011

5 rappels de base au sujet de la «colonisation»

Au cours des deux dernières semaines, j'ai rencontré à Paris  un certain nombre de journalistes. Curieusement ou non, le sujet de conversation ne tarde jamais à  se focaliser sur "la politique de colonisation" d'Israël. Comme si Israel ne se résumait qu'en cela. Ils auraient par exemple pu évoquer (on peut rêver) la nomination de ce brillant scientifique israélien Danny Dolev nommé cette semaine au conseil Scientifique Européen, ou encore la construction de la première "route écologique" israélienne, la découverte israélienne ayant abouti à une mise en circulation d'un bracelet pouvant prévenir les crises d'épilepsie, des 700 patients indiens de l'ONG "eyes for zion" ayant recouvré la vue après avoir été opérés ou traités par une équipé d'ophtalmologistes israéliens, de la grand- mère druze et de son fameux savon utilisé par les stars du monde entier et venté par Justin Timberlake et Angelina Jolie. Mais bon, peut être que ceci n'aurait intéressé personne.

J'ai déjà dans le passé écrit un post sur l'usage erroné et trompeur de ce terme. En même temps, je suis également pleinement conscient qu’en matière de pédagogie, il faut répéter les évidences un certain nombre de fois pour qu'elles soient, peut être, assimilées. 
Voici donc cinq faits de base, des dates et des chiffres sur les implantations israéliennes en Cisjordanie et à Gaza :
1.   Depuis 1996 (donc depuis 15 ans), Israël n’a construit aucune implantation nouvelle en Cisjordanie. Toutes les constructions réalisées depuis, l’ont été dans des implantations existantes,  pour répondre à la croissance naturelle de la population.
2. L'ensemble de toutes les implantations en Cisjordanie ne représente que 5% de l'ensemble du territoire de la Cisjordanie.
3. Israël a gelé la construction dans les implantations existantes durant 10 mois. Il s’agissait là d’une décision sans précédente prise par le gouvernement israélien. Jusqu’à présent, aucun des gouvernements précédents, en commençant par le gouvernement Rabin en 1992, n’avait pris une telle décision. Au contraire,  la construction dans les implantations s’était même poursuivie durant le  processus de négociation avec les Palestiniens. 
Et pourtant, c’est aujourd’hui que les Palestiniens refusent de négocier!
4. En août 2005, Israël a totalement démantelé  19 implantations dans la bande de Gaza, et quatre en Samarie du Nord. Dans la bande de Gaza, ce désengagement s’est accompagné de  l'évacuation générale de la population juive, y compris la suppression des cimetières.
Depuis,  le  Hamas a fait de Gaza un territoire terroriste, semblable à celui qui existait en Afghanistan avant 2001. Un beau gachis.

5.  Les Implantations israéliennes dans les territoires contestés ne sont pas des colonies. Le lien historique entre les Juifs et la Terre d'Israël commence il y plus de 3000 ans. La présence juive en Judée et Samarie s’est poursuivie sans discontinuer durant toutes ces années, malgré l'expulsion forcée par les Romains et les autres. Il s'agit d'une présence juive en Cisjordanie. Exactement comme il existe une présence musulmane en Israël.


Bon, jusqu'à la prochaine fois.